ALLOCUTION PRONONCÉE PAR M. RAÚL CASTRO RUZ,
PREMIER VICE-PRÉSIDENT DES CONSEILS D’ETAT ET
DES MINISTRES DE CUBA, AU TREIZIÈME SOMMET DU
GROUPE DES QUINZE (G-15)



La Havane, 14 septembre 2006

Monsieur le président, Excellences,

Je tiens tout d’abord à remercier le fait d’avoir invité Cuba à participer à cette importante rencontre. Je saisis cette occasion pour reconnaître le travail accompli par l’Algérie à la tête du
Groupe et lui souhaiter les plus grands succès à la République islamique d’Iran qui va assumer cette importante responsabilité.

Dès que nous avons appris l’intérêt de tenir cette Réunion au sommet du G-15 à La Havane, dans le cadre de la Quatorzième Conférence des chefs d’État ou de gouvernement du Mouvement des pays non alignés, nous avons exprimé notre plein soutien
à cette idée.

Le G-15 n’est pas du tout un forum étranger au MNOAL. Bien
au contraire, le Groupe est né précisément d’une initiative surgie voilà 17 ans au sein du Mouvement des pays non alignés.
Certes, nombreux et divers sont les intérêts communs que
nous partageons.

Nous apprécions l’attention particulière qu’accorde ce Groupe
aux thèmes relatifs au commerce et au développement, aux finances, à la coopération Sud-Sud et à la coopération Nord-Sud, tout en réitérant les demandes traditionnelles des pays en développement à ce sujet.

De l’avis de Cuba, le G-15 doit et peut renforcer et actualiser
son rôle vis‑à-vis des défis croissants que représentent le processus de mondialisation et le développement.

Le Groupe des Quinze doit et peut agir en tant que catalyseur d’une coopération Sud‑Sud accrue et faire en sorte que cette coopération contribue à unir et à consolider les pays en développement dans leurs efforts pour parvenir à un dialogue Nord-Sud plus fluide et positif.

Monsieur le président, honorables participants,

Nombreux sont les défis à relever par le G-15. La seul option
des pays du Sud est de s’unir et d’entreprendre des actions concertées pour surmonter les obstacles communs auxquels
nous nous heurtons.

Nous sommes persuadés que cette réunion à La Havane contribuera décisivement à réaliser les objectifs du G-15 qui,
en dernier ressort, sont aussi ceux de tous les pays du Sud
dans leur lutte pour un monde meilleur et plus juste.

Le peuple et le gouvernement cubains mettent à votre
disposition leur plein soutien en tant que modeste contribution
au succès que remporteront certainement vos travaux.

Je vous remercie.